Jeudi 12 février 2009
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La ville qu’il cherche
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La ville qu’il adapte
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La ville qu’il dérange
Une ville est une entité vivante qui veut persister dans ce qu’elle est à travers les âges. C’est pour cela
que, penchée vers l’avenir sur le rebord du présent, elle attend, elle s’attend, elle se cherche discrètement et parfois douloureusement lorsque les élus ne se sentent pas réclamés par elle.
Notre ville dont le corps social a été démembré lors des deux guerres mondiales est d’autant plus à la recherche d’elle même.
La femme ou l’homme politique doit être une sorte de sourcier, de voyant (« Et j’ai
vu quelques fois ce que l’homme a cru voir ») pour dégager ce sol vivant, fécond (fait d’axes, de rues, de perspectives, d’échappées, de places de
demain…) sur lequel les réalisations techniques (bus, tram… ) trouveront leur ancrage, leur nécessité.
Avant d’observer sa ville il faut la rêver ; avant de la réfléchir il faut l’aimer ; avant de la calculer il faut l’éprouver.
Il existe une rigueur pas moins grande que celle des sciences qui ne relève pas de l’exactitude des nombres.
Les maîtres sourciers, les grands voyants, les plus rigoureux sont les artistes.
Il me semble que pour cette tâche urgente de se mettre à la recherche de notre ville, les artistes : artistes de rue,
plasticiens, poètes, photographes… pourraient errer afin d’indiquer les voies nouvelles (sens, directions de demain) qu’elle attend silencieusement.
La ville cherchée
Il s’agit de déconstruire la manière d’appréhender notre ville ; de déconstruire la perception. Durant toute une journée il s’agirait dans cet espace de la rue de la
République, du mail Albert 1er et de la rue des Otages de travailler à cette déconstruction. Le rire, les photos montage, les trompe- l’œil, les collages, les détournements, les chorales seraient
des moyens appropriés. On pourrait imaginer des panneaux géants suspendus enchâssant des vues du mail, tournant, se déplaçant, masquant, révélant….
PERCEVOIR, PERCE et VOIS, PERCER-VOIR, PERCE AVOIR, PERCE A VOIR, PERSEE VOUS ART, PERCEZ-VOUS ART ? PERCEVEZ-VOUS L’ART ?
PERCEVEZ-VOUS LA !
Se déshabituer à voir
DESHABITUER, DESHABILLER, DESHABITER, DES HABITS LIES, DES HABILES HIER…
La ville qu’on adapte.
Par une sorte d’inertie naturelle toute ville a une tendance à se tenir à l’écart des problématiques du monde. C’est pour cela que le politique ne cesse de chercher à adapter sa ville au monde
moderne. Quels moyens utilisés entre la destruction et la préservation de ce qui est ?
Qu’est-ce qui mérite d’être préservé et adapté ? Qu’est-ce qui a du sens ? Qu’est-ce que le sens ? Est-ce à la fois l’utile et l’esthétique ?
On pourrait imaginer une journée de réflexion autour de cette question : de la rénovation à la destruction.
Rénovation réhabilitation détournement prolongation prolongement amélioration agrandissement rétrécissement regroupement déviation destruc-construction collage travestissement évidage remplissage
dépliage décalage…
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Une proposition d’intervention : Un Mail a rêver ; un rêve
a mailler.
( sur une journée sur le périmètre : Rue de la république, mail albert 1er, Rue des
Otages… 5000 figurants minimum.)
Il y a des raies et du public
Il y a des repus hic !
Il y a des pubs reluquées
Le Sire municipal ne va plus au cirque.
Être le premier à avoir mal à Albert
Un Mail à l’endroit un mail à l’envers
Marc la rua là
Tout seul il s’esseula
Rien vit, rien vient.
Rupins errants, mités
Prendre des airs de marmite
C’est ton dû à toi
Et si on mettait des étages rue des Otages.
Les miches de Micheline sont-elles bien lissées ? ( avec la Cie des Irrespectueux)
Par Chantier Public
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