Lundi 9 février 2009
1
09
/02
/Fév
/2009
09:38
J’ai fait un songe, ou est-ce une utopie : une cité sensible ? Mes amis de Chantier Public et d’ailleurs m’aident à rêver encore d’une ville autre, pas vraiment différente, juste un peu
‘’dépaysante’’ ; parce que j’aime aussi les paysages. De terrains vagues, en friches, de parcs, en jardin, de bords de route et pans de bitume, en murs verticaux reflétant les gris colorés, les
lumières du temps, fonds d’écrans des passants, ou fissurés, laissant encore pousser le mouron des oiseaux, la petite orchidée qui n’en a plus l’air, la majestueuse fougère odorante ; la ville
s’offre paysagère. En marchant, en flânant dans ma ville, ma pratique de la cueillette se voit prendre de nouveaux départs. Car à y regarder de plus près, de détail en détail, la gaude, la
waide et même la mauvaise herbe et le tissu urbain ne font pas mauvais ménage. Notre paysage urbain ne peut-il pas alors être souligné, l’identité du territoire ne peut-elle pas être articulée, par
une pratique contemporaine de l’art ? Mon rêve alors : jardiner la ville
Mes Ombrages, série, dessin n°15, graphite sur papier, 15x15 cm, 28 août 2005.
Mes Ombrages, série, dessin n°15, graphite sur papier, 15x15 cm, 28 août 2005.
