Jeudi 26 février 2009
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Chers concitoyens,
Parce ce que la citoyenneté nécessite un engagement actif, nous avons décidé de poursuivre notre élan militant en créant le collectif CHANTIER PUBLIC
Ce collectif s'inscrit dans une continuité : celle d'Amiens Gauche 2008, qui dès 2006 appelait à l'union , celle de la campagne Unis et Solidaires qui a fait émerger une énergie fédératrice et
citoyenne que nous souhaitons poursuivre.
CHANTIER PUBLIC est un espace de recherche collective, de pratiques démocratiques, ouvert à tous .
Ses objectifs sont :
1. de participer au développement de la démocratie, de la favoriser et de la mettre en acte au travers d’initiatives publiques,
2. de créer un lieu d'échange, d'ouverture, de questionnement, de croisement de paroles
libres,
3. de se saisir des problématiques locales, en travaillant leur transversalité, leur
interactivité.
Nous nous proposons d’organiser, des rencontres-débats autour de Grands Témoins qui, par leur savoir, leur pratique, leur expérience, leur mémoire dans les domaines de l’urbanisme, de
l’environnement, de la petite enfance, de l’art et de la culture... pourront transmettre des connaissances, aider à mettre à jour des questions, des problématiques d’aujourd’hui qui se réinscriront
dans l’histoire de notre ville.
Il nous semble qu’un tel dispositif, alliant connaissance, mémoire et créativité,
permettra de dégager des gestes, des esquisses pertinentes qui stimuleront l’imagination politique et publique
- et donnera à l’action politique sa nécessité, son sens, sa force.
Nous vous invitons donc à nous rejoindre dans nos actions et ainsi vous associez à cette aventure singulière et citoyenne.
Par Chantier Public
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Mardi 24 février 2009
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proposé par Marie Claude QUIGNON
Par Chantier Public
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Mercredi 18 février 2009
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Un article de Gaël Rivalain dans le Courrier Picard du jour pour présenter une étude de l'ALEP sur l'étoile ferroviaire.
L'article en lien, merci de cliquer ici
Par Chantier Public
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Mardi 17 février 2009
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Nids, Cocons et chrysalides, installation, éléments végétaux, grillage, façade côté de l’Historial, 2008.
L’installation de multiples formes oblongues vient ici se suspendre à l’architecture de l’Historial. Issue de récoltes in-situ et de cueillettes aux abords des cours d’écoles, cette installation
propose des volumes, des formes oblongues proches de certains nids d’oiseaux, le tisserin africain notamment, proche de l’essaim d’abeilles, proche aussi de la chrysalide. Lieu clos par excellence
ou cependant la métamorphose, la mue découvre autre chose, une autre liberté : une échappée belle.
Ce jeu sur ‘’l’échappée belle’’ vient ici souligner une embrasure et reprend ainsi la présence de multiples ouvertures vers l’extérieur du musée, le prolongement de la vue vers le paysage et ses
retours vers la culture. S’échapper peut évoquer les cavalcades enjouées et rieuses dans les prairies de l’enfance mais c’est aussi fuir, s’exiler, ou simplement partir ailleurs, échapper à,
réchapper au pire. A la mort, un temps… L’installation se pose sur des tubulures formant des ombres portées quand le soleil chasse la grisaille de nos paysages, alors des silhouettes fugaces
apparaissent : mémoire des soldats morts à la guerre.
Ainsi ces nids évoquent un processus mais ils évoquent aussi une douceur de l’habitat, une réunion. Un lieu singulier où l’on se niche l’un contre l’autre, où l’on se câline selon les enfants, et
de l’éclosion au départ du foyer c’est un trajet d’enfant qui est souligné. La marche, la promenade dans le parc, la récolte de l’élément précieux se remarque dans le tissage de branches de saule,
d’osier, de feuilles de roseau, dans le parcours des lignes sur l’ossature car ‘’tisser’’ c’est bien construire quelque chose ensemble : tramer, entrelacer, attacher, nouer conjointement des
éléments autrement séparés. Œuvrer alors par un geste plastique spécifique pour la paix, notion complexe qui a nécessité de trouver une sorte de ruse qui privilégie ici, dans le nid, dans la
chrysalide : le calme, la tranquillité, la quiétude, la concorde et ses ouvertures.
Stéphanie Smalbeen
Par Chantier Public
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Jeudi 12 février 2009
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La ville qu’il cherche
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La ville qu’il adapte
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La ville qu’il dérange
Une ville est une entité vivante qui veut persister dans ce qu’elle est à travers les âges. C’est pour cela
que, penchée vers l’avenir sur le rebord du présent, elle attend, elle s’attend, elle se cherche discrètement et parfois douloureusement lorsque les élus ne se sentent pas réclamés par elle.
Notre ville dont le corps social a été démembré lors des deux guerres mondiales est d’autant plus à la recherche d’elle même.
La femme ou l’homme politique doit être une sorte de sourcier, de voyant (« Et j’ai
vu quelques fois ce que l’homme a cru voir ») pour dégager ce sol vivant, fécond (fait d’axes, de rues, de perspectives, d’échappées, de places de
demain…) sur lequel les réalisations techniques (bus, tram… ) trouveront leur ancrage, leur nécessité.
Avant d’observer sa ville il faut la rêver ; avant de la réfléchir il faut l’aimer ; avant de la calculer il faut l’éprouver.
Il existe une rigueur pas moins grande que celle des sciences qui ne relève pas de l’exactitude des nombres.
Les maîtres sourciers, les grands voyants, les plus rigoureux sont les artistes.
Il me semble que pour cette tâche urgente de se mettre à la recherche de notre ville, les artistes : artistes de rue,
plasticiens, poètes, photographes… pourraient errer afin d’indiquer les voies nouvelles (sens, directions de demain) qu’elle attend silencieusement.
La ville cherchée
Il s’agit de déconstruire la manière d’appréhender notre ville ; de déconstruire la perception. Durant toute une journée il s’agirait dans cet espace de la rue de la
République, du mail Albert 1er et de la rue des Otages de travailler à cette déconstruction. Le rire, les photos montage, les trompe- l’œil, les collages, les détournements, les chorales seraient
des moyens appropriés. On pourrait imaginer des panneaux géants suspendus enchâssant des vues du mail, tournant, se déplaçant, masquant, révélant….
PERCEVOIR, PERCE et VOIS, PERCER-VOIR, PERCE AVOIR, PERCE A VOIR, PERSEE VOUS ART, PERCEZ-VOUS ART ? PERCEVEZ-VOUS L’ART ?
PERCEVEZ-VOUS LA !
Se déshabituer à voir
DESHABITUER, DESHABILLER, DESHABITER, DES HABITS LIES, DES HABILES HIER…
La ville qu’on adapte.
Par une sorte d’inertie naturelle toute ville a une tendance à se tenir à l’écart des problématiques du monde. C’est pour cela que le politique ne cesse de chercher à adapter sa ville au monde
moderne. Quels moyens utilisés entre la destruction et la préservation de ce qui est ?
Qu’est-ce qui mérite d’être préservé et adapté ? Qu’est-ce qui a du sens ? Qu’est-ce que le sens ? Est-ce à la fois l’utile et l’esthétique ?
On pourrait imaginer une journée de réflexion autour de cette question : de la rénovation à la destruction.
Rénovation réhabilitation détournement prolongation prolongement amélioration agrandissement rétrécissement regroupement déviation destruc-construction collage travestissement évidage remplissage
dépliage décalage…
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Une proposition d’intervention : Un Mail a rêver ; un rêve
a mailler.
( sur une journée sur le périmètre : Rue de la république, mail albert 1er, Rue des
Otages… 5000 figurants minimum.)
Il y a des raies et du public
Il y a des repus hic !
Il y a des pubs reluquées
Le Sire municipal ne va plus au cirque.
Être le premier à avoir mal à Albert
Un Mail à l’endroit un mail à l’envers
Marc la rua là
Tout seul il s’esseula
Rien vit, rien vient.
Rupins errants, mités
Prendre des airs de marmite
C’est ton dû à toi
Et si on mettait des étages rue des Otages.
Les miches de Micheline sont-elles bien lissées ? ( avec la Cie des Irrespectueux)
Par Chantier Public
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